Prothèse de hanche : opérer et rééduquer

Prothèse de hanche

Pour le moment, il n’existe aucun traitement spécifique capable de ralentir ou de soigner définitivement l’arthrose. Lorsque la douleur et la gêne occasionnées par l’arthrose de la hanche devient insupportables, le médecin prendra la décision de remplacer l’articulation défaillante par une prothèse totale de hanche, mais cette dernière n’a qu’une une durée de vie limitée.

Lorsque le quotidien d’un patient souffrant d’une arthrose de la hanche devient trop douloureux, le rhumatologue se verra contraint de recourir à la chirurgie en posant une prothèse totale de hanche pour remplacer l’articulation. Malheureusement, la prothèse totale de hanche n’offre qu’une durée de vie limitée, d’une quinzaine d’années en moyenne, et qu’une seconde opération reste toujours plus compliquée que la première. Ceci est la raison pour laquelle, les médecins essaient de retarder au maximum le recours à cette chirurgie c’est-à-dire  en général après 60 ans.

Actuellement, on constate que le nombre de patients qui bénéficient d’une prothèse totale sont de plus en plus jeunes. En fait tout dépend des douleurs et du handicap générés par l’arthrose de la hanche et tant que le mal reste supportable, le chirurgien n’interviendra pas. En effet, certaines personnes n’auront jamais besoin de prothèse malgré une articulation qui apparaît très dégradée sur les radios alors que d’autres devront y recourir plus précocement aux alentours de la cinquantaine. La mise en place d’une prothèse totale de hanche nécessite une semaine d’hospitalisation ainsi qu’une rééducation de plusieurs semaines. L’opération chirurgicale permet généralement une nette amélioration, tant sur le plan des  douleurs que de la mobilité, avec la disparition totale de la boiterie.

La dégradation de l’arthrose se fait par étape et le médecin cherche d’abord à empêcher l’évolution de l’arthrose. Celle-ci se manifeste d’abord par une dégénérescence du cartilage articulaire qui devient moins résistant et qui finit par se fragmenter en débris. Au fil du temps, c’est toute l’articulation qui se trouvera atteinte par la dégénérescence. Dans un  premier temps le rhumatologue cherche à limiter la dégénérence du cartilage. Les connaissances scientifiques actuelles ont démontré que le cartilage produit des enzymes favorisant sa propre dégradation. Plus récemment,  les chercheurs ont découvert que d’autres tissus articulaires participent à ce processus de détérioration notamment les os, membrane synoviale… Si la recherche scientifique parvient à progresser et à mettre à jour les molécules impliquées li deviendra alors possible de mettre au point des thérapies beaucoup plus ciblés et par conséquent beaucoup plus efficaces.