Arthrose de la hanche : la chirurgie n’est pas la seule solution

Arthrose de la hanche

Lorsque le diagnostique de l’arthrose de la hanche est confirmée par un rhumatologue, le médecin commence par prescrire un traitement non pharmacologique et des médicamenteux. La chirurgie ne constitue pas la première solution pour venir en aide aux malades souffrant de cette dégénérescence du cartilage. L’importance de maintenir l’activité physique est également très importante.

Lorsqu’une arthrose de la hanche est diagnostiquée, le médecin prescrit un traitement non pharmacologique et des médicaments. En effet,  le traitement non pharmacologique est indispensable en vue de préserver la bonne mobilité du patient. L’activité physique est fortement encouragée mais sans excès à raison de deux à trois fois par semaine, en privilégiant les sports sans à-coups et/ou pesanteur comme la marche, le vélo, la natation… La kinésithérapie et les cures thermales sont également très bénéfiques pour soulager les malades atteints d’arthrose de la hanche. L’idée maîtresse étant de renforcer les muscles entourant la hanche pour la stabiliser et réduire la douleur.

Au moment des poussées de l’arthose, il est important de ménager l’articulation en utilisant une canne du côté opposé à la hanche douloureuse. Elle permettra de limiter les douleurs et de ralentira la dégradation du cartilage. Lorsqu’on se trouve en présence d’un patient souffrant de surpoids, les médecins préconisent fortement de suivre un régime alimentaire pour perdre quelques kilos autant pour soulager la hanche que pour préparer l’articulation à l’éventualité d’une opération chirurgicale. Actuellement, il n’existe aucun traitement capable de ralentir ou de soigner l’arthrose. Pour soulager les douleurs et l’inflammation, le médecin commence en général par prescrire  un antalgique périphérique bien toléré comme le paracétamol. Lorsque les antalgiques ne s’avèrent pas suffisamment efficace et qu’il n’existe pas de contre-indication, il prescrit alors des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) à  la plus petite dose efficace et pendant la durée la plus courte possible.

En complément à un traitement de l’arthrose de la hanche, le médecin peut également proposer dans certains cas des anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente (AASAL)  comme la  glucosamine ou chondroïtine sulfate, les insaponifiables d’avocat ou de soja, la diacéréine… Leur efficacité reste controversée mais offrent l’avantage de ne présenter que peu ou pas d’effets secondaires. Les infiltrations de corticoïdes (injections) sont également très efficaces  et permettent de limiter les douleurs. Dans l’arthrose de la hanche, ces infiltrations s’effectuent sous contrôle radiographique en recourant à une anesthésie locale, ce qui limite le nombre d’utilisation à une ou deux fois par année.