Quels sont les symptômes d’une lombalgie chronique ?

lombalgie chronique

La lombalgie peut intervenir à n’importe quel âge et résulte souvent d’un effort physique trop intense, un faux mouvement du rachis et c’est le « tour de rein » ou lumbago qui se caractérise par une douleur aiguë d’intensité variable au niveau des lombaires.

Dans 90 % des cas, un épisode de lombalgie aiguë guérit spontanément en moins d’un mois sans laisser de séquelles, mais dès lors que la douleur s’installe plus de trois mois, on parle de lombalgie chronique dont les conséquences impactent directement sur le bien-être physique et psychologique de l’individu.

Causes et symptômes de la lombalgie

Souvent complexe à déterminer, l’origine des douleurs lombaires est le symptôme de pathologies très variées : distension ligamentaire, discopathies, lésion musculaire ou arthrose lombaire.

Un épisode lombaire aigu se manifeste par une douleur lancinante ou vive avec une sensation de blocage du bas du dos. Le tour de rein survient généralement après un effort intense ou tout simplement en effectuant des gestes quotidiens.

La douleur augmente dès que la colonne vertébrale est mobilisée et accentuée par la toux et l’éternuement. Pour soulager le mal de dos en phase aiguë, le médecin traitant peut prescrire ponctuellement des médicaments antalgiques ou anti-inflammatoires.

Les symptômes sont sans gravité dans la majorité des cas et évoluent vers la guérison au bout de 3 à 4 semaines avec du repos. L’épisode aigu du lumbago peut disparaître et ne pas récidiver ou se compliquer avec la répétition des maux de dos.

Les douleurs lombaires persistantes nécessitent alors un examen clinique plus approfondi (radiologie et bilan biologique) afin d’identifier l’éventualité d’une pathologie sous-jacente plus grave.

Parfois, ces examens ne révèlent aucune anomalie et l’origine des douleurs lombaires n’est pas identifiée. Dans ce cas, le médecin retiendra le diagnostic des maux de dos psychosomatiques, pour lesquels des facteurs psychiques (stress, anxiété, état dépressif…) ont une responsabilité parfois importante dans l’instauration du cercle vicieux de la chronicité de la douleur.

Le médecin orientera alors son patient vers une prise en charge médicale globale et multidisciplinaire qui englobera la dimension de la souffrance physique et émotionnelle du sujet pour en comprendre les mécanismes et soulager le mal de dos.

Chronicité de la douleur

Si la douleur représente souvent un « cri d’alarme » de l’organisme qui réagit contre une agression exacerbée et permet le diagnostic et le traitement de la pathologie, dans ce cas elle peut être considérée comme utile, voire salvatrice, il en va tout autrement des douleurs chroniques qui peuvent devenir indépendantes de leur origine.

Par opposition à la douleur aiguë qui se déclare brutalement et disparaît spontanément au bout de quelques jours, la douleur chronique quant à elle, s’installe insidieusement, persiste dans le temps et par ricochet entretient les facteurs invalidants qui se répercutent sur la sphère personnelle et professionnelle du malade (perte d’autonomie, peur de la douleur, insomnie, angoisse, arrêt de travail…).

Mieux vivre avec la douleur chronique

La douleur persistante provoque un processus d’auto-aggravation, car elle inquiète et fatigue la personne, elle entraîne des phénomènes sensoriels et émotionnels inconfortables qui amplifient le signal douloureux et finit par le rendre insupportable. Stress et sédentarité entretiennent le cercle vicieux de la souffrance physique et l’épuisement moral.

Reconnue par le secteur médical et largement préconisée par la campagne de prévention des maux de dos de l’assurance-maladie, la reprise d’une activité physique régulière et adaptée participe à la prévention d’une rechute des douleurs au dos, favorise le bien-être de la personne et contribue à briser l’engrenage de la douleur chronique et son impact défavorable sur la qualité de vie d’une manière générale.