La goutte : vos douleurs expliquées

La goutte

La goutte est une maladie très douloureuse comparable aux  rhumatismes, elle évolue par crises et s’attaquent aux articulations.

La goutte est une maladie articulaire liée à un excès d’acide urique dans le sang Elle  touche neuf fois sur dix les hommes après 40 ans. La première crise commence le plus souvent aux environs de 35 ans. Cette maladie, que l’on croyait disparue, est en croissance en Asie et en Afrique ainsi qu’en Europe.

La goutte affecte les articulations et concerne environ 600 000 Français, principalement les hommes après 40 ans ou les femmes ménopausées. La goutte peut devenir chronique et s’étendre à plusieurs articulations si elle n’est pas soignée. Le premier symptôme est souvent une douleur violente et brutale qui survient dans 85% des cas la nuit au niveau du gros orteil. Pied, cheville, genou, doigts, poignet ou coude peuvent également en être affectés. Une chaleur et une tuméfaction locale apparaissent chez le malade. Le facteur à l’origine de la goutte peut être une blessure, un coup, une grosse fatigue, un état grippal, un repas trop riche en graisse ou en alcool, ou la prise de diurétiques.

La goutte est due à un excès d’acide urique dans le système sanguin qui va provoquer la formation de cristaux d’urate de sodium qui, au fil du temps vont  se loger autour et dans les articulations. Cette hyper uricémie est provoquée par la mauvaise élimination de l’acide urique par le rein (génétique) et/ou à une surproduction liée à une alimentation trop grasse, un excès d’alcool et de sodas riches en fructose.

La meilleure prévention contre la goutte est une alimentation équilibrée et une analyse régulière du taux d’acide urique, surtout si on se trouve en présence d’antécédents familiaux (40% des goutteux ont un parent affecté par cette maladie). Il faut impérativement traiter la première crise afin d’éviter que la maladie ne devienne chronique  et pluri articulaire. Quand il y a signes articulaires, cutanés (tophus) ou rénaux (calculs), un traitement de fond est indispensable pour faire baisser le taux d’acide urique à 60 mg/l, combiné à un régime alimentaire strict sans boissons alcoolisées en alternant viande maigre avec du poisson et en buvant deux litres d’eau par jour. On soigne les crises à l’aide d’anti-inflammatoires et de colchicine pris sur plusieurs jours. Mais un traitement médicamenteux s’impose à vie : il inclut de l’allopurinol, qui diminue la fabrication d’acide urique et des uricosuriques, qui favorisent son élimination par les reins, en association avec de la colchicine, qui prévient les crises inflammatoires.